La finance éthique et solidaire recoupe des réalités bien différentes, qui touchent aux méthodes mises en œuvre (dans la gestion des fonds par ex.) et à la finalité des placements.
Le dénominateur commun est l’attention portée à des critères extra-financiers (social, développement, etc.). On l’appelle parfois également finance alternative.
► Finance éthique
La finance éthique, ou Investissement socialement responsable (ISR), consiste à « intégrer des critères extra-financiers (éthiques, solidaires, environnementaux et de gouvernance) dans les décisions de placements et la gestion de portefeuilles » (Novethic).
Les fonds éthiques permettent aux épargnants d'investir dans les grandes entreprises (en général cotées en bourse) ayant les meilleures pratiques en matière sociétale et environnementale.
En France, la finance éthique représente 50,7 Mds € en 2009 (soit une croissance de + 70% par rapport à 2008 !)
Source : Le marché ISR français en 2010, Novethic
►Finance solidaire
De son côté la finance solidaire permet aux épargnants de soutenir des activités à forte utilité sociale. Elle recouvre deux types d’ « investissement » :
- 1° prise de parts sociales d’entreprises spécialisées dans le financement et l’accompagnement d’activités solidaires
- 2° souscription de produits d’épargne solidaire.
En ce qui concerne l’épargne solidaire, l’éthique n’est pas dans la manière de gérer ces fonds, même si elle doit bien sûr être transparente, mais dans la finalité de ceux-ci : soutien à une cause humanitaire, à un projet de développement, à l’insertion sociale, etc.
En France, les placements solidaires disposent du label Finansol.
L’épargne solidaire représente en 2009 : 2,4 Mds € et 270 000 souscripteurs (en France).
Source : Baromètre de la finance solidaire
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